Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Paul-Pierre Pastoret

(Séance du 29 mai 1999)

LA PRODUCTION DE PORCS DESTINES AUX XÉNOGREFFES   

par P.-P. PASTORET, membre titulaire.

Le succès des allogreffes a rapidement engendré un problème de pénurie d’organes à greffer.  Cette pénurie a fait en sorte que l’on s’intéresse de plus en plus à l’utilisation d’organes d’origine animale (xénogreffes). Parmi les espèces candidates au don d’organes, le porc figure en bonne place pour de nombreuses raisons.  Les porcs sont en effet faciles à élever et présentent des caractéristiques anatomiques et physiologiques proches de celles de l’homme.  De plus, il s’agit d’une des espèces les mieux étudiées d’un point de vue microbiologique, et des porcs gnotobiotes peuvent être facilement obtenus.

Enfin, les techniques de transgenèse sont d’application relativement aisée dans cette espèce, et des lignées transgéniques ont été obtenues, permettant d’éviter le rejet hyperaigu de l’organe greffé, par le receveur.  Cet article se concentrera sur les risques éventuels pour la santé publique (émergence de xénozoonoses) pouvant résulter des xénogreffes et aux moyens mis en œuvre pour tenter de les prévenir.

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