Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-Louis Vanoverschelde

(Séance du 30 janvier 1999)

LA VIABILITÉ MYOCARDIQUE CHEZ  L’HOMME : ÉTAT DE LA QUESTION ET DIRECTIONS A VENIR

par J.-L. VANOVERSCHELDE (UCL), invité.

L’avènement des techniques modernes de revascularisation myocardique a permis de reconduire la morbidité et la mortalité liées à l’infarctus du myocarde et aux coronaropathies chroniques associées à un dysfonctionnement ventriculaire gauche.  Dans ce cas, les effets bénéfiques de la revascularisation semblent liés à l’amélioration de la contractilité des zones myocardiques dysfonctionnelles, quoique viables, en réponse à l’amélioration de leur perfusion.  Plusieurs méthodes, dont la tomoscintigraphie au thallium, la tomographie par émission de positons et l’échocardiographie-dobutamine permettent de prédire le caractère potentiellement réversible d’une dysfonction segmentaire.  En général, toutes ces techniques permettent cette prédiction avec une haute sensibilité supérieure à 80 %.  Leur spécificité est cependant plus variable (plus ou moins 55 % pour le thalium, plus ou moins 75 % pour la TEP et plus ou moins 85 % pour l’écho-dobutamine).  Toutes ont néanmoins une valeur pronostique additive par rapport aux examens fonctionnels et anatomiques dont nous pourrions disposer.

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