Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Bernard Rogister

(Séance du 24 mai 2003)

QUELS ESPOIRS THÉRAPEUTIQUES POUR LES CELLULES SOUCHES DANS LES MALADIES NEUROLOGIQUES    

par B. ROGISTER (ULg), invité.

Depuis quelques années, la greffe intra-striatale de cellules immatures est utilisée comme traitement dans la maladie de Parkinson.  Plus récemment, une approche similaire a été tentée chez quelques malades atteints de la maladie de Huntington.  Outre les problèmes éthiques, cette thérapeutique se heurte à des difficultés techniques importantes en rapport notamment avec la disponibilité du matériel utilisable pour la greffe.  Dès lors, la greffe de cellules souches nerveuses, dont les capacités de prolifération in vitro sont très importantes et qui, de ce fait, pourraient être conservées sous forme de « banque de cellules », apparaît comme une approche séduisante.  Plus récemment encore, la plasticité phénotypique des  cellules souches somatiques a été démontrée dans plusieurs protocoles expérimentaux, y compris dans le cas des cellules souches mésenchymateuses de la moelle osseuse qui peuvent se différencier en cellules du système nerveux, dans des circonstances précises.  Ces observations laissent entrevoir la possibilité d’auto-greffes de cellules souches mésenchymateuses, après une éventuelle étape de culture et de pré-différenciation et neurones in vitro.  

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