Académie royale de Médecine de Belgique

|

Vidéo et résumé de Philippe Kolh


(Séance du 27 avril 2013)

LE COUPLAGE VENTRICULO-ARTÉRIEL – PHYSIOPATHOLOGIE, MODÈLES EXPÉRIMENTAUX ET APPLICATIONS CLINIQUES

par Ph. KOLH (CHU – Ulg), invité.        

Comparé à la détermination d’indices isolés de la performance cardio-vasculaire, le couplage ventriculo-artériel, mesurant la relation entre le ventricule et son réseau artériel, permet une analyse approfondie de nombreuses situations physiopathologiques complexes, dont plusieurs seront développées dans cet exposé. (1) La mise en évidence de mécanismes autorégulateurs de la contractilité cardiaque, ne dépendant pas d’une intervention du système nerveux autonome, est de première importance chez les patients transplantés cardiaques, leur permettant d’adapter, sans modification de rythme, la performance cardiaque. (2) L’absence, sous anesthésie au propofol, d’adaptations cardio-vasculaires systémiques secondaires à une hausse abrupte de postcharge suggère que celui-ci interfère avec la fonction du réflexe barosensible. (3) Le ventricule gauche souffrant d’ischémie aiguë fait face à un environnement hémodynamique hostile, dont la caractérisation est susceptible d’influencer le choix de substances vasoactives lors d’une revascularisation du myocarde en ischémie aiguë ou d’un infarctus postopératoire. (4) L’adaptation ventriculaire droite au cours de la première phase du choc septique se fait par une double régulation homéométrique et hétérométrique, maintenant le couplage ventriculo artériel à un niveau d’efficience maximale, tandis que cette régulation  homéométrique disparaît au cours de la seconde phase. (5) Le rapport entre les élastances télésystolique et artérielle ne reflète pas adéquatement le couplage ventriculo-artériel en cas d’incompétence de la valvule aortique, celle-ci modulant l’élastance artérielle. (6) Un modèle de thrombose coronaire progressive, par application topique de chlorure ferrique, permet d’étudier l’effet, notamment sur le couplage ventriculo-artériel systémique, d’agents antiagrégants ou antithrombotiques, ou celui d’un support pharmacologique ou mécanique du cœur en ischémie aiguë.

__________________

Ont pris part à la discussion : MM. les Prs M. Lamy et G. Casimir.