Académie royale de Médecine de Belgique

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Retrouvez ici les dernières nouvelles, débats et informations jugées utiles sur l'épidémie COVID 19


Nos collègues les professeurs M. Goldman et A. Burny nous signalent deux articles-clés qui viennent d'être publiés dans la revue Science par l’équipe internationale dirigée par Jean-Laurent Casanova (INSERM France et Rockefeller Institute New York), qui est proposé prochainement  à l'élection de Membre étranger de l'Académie Royale Belge de Médecine de Belgique

Ils concernent la première explication rationnelle de la raison pour laquelle certains patients développent des formes graves de COVID.

Dans la lutte contre la pandémie, il est essentiel d'identifier les individus à haut risque de développer une forme grave voire mortelle de la maladie.

Jusqu’ici, seuls certains facteurs de risque « généraux » ont été identifiés : l'âge, l'obésité, une maladie chronique préexistante.
Les deux études publiées dans Science mettent le doigt sur des facteurs beaucoup plus précis, en lien avec un mécanisme de défense essentiel contre les virus, la production d’interféron, une « hormone » du système immunitaire.

1.     Des facteurs génétiques : des mutations génétiques qui empêchent l'action antivirale de l'interféron prédisposent au développement de formes graves du COVID-19 [Q. Zhang et al., Science
10.1126/science.abd4570 (2020)];

2.     La présence d’anticorps qui neutralisent l’interféron, qui se retrouvent chez 10% des patients qui développent des formes graves de la maladie. [P. Bastard et al., Science 10.1126/science.abd4585 (2020)].


Un article de notre collègue le professeur Saegerman et de son équipe sur le COVID-19 et les relations entre l'homme et l'animal : First expert elicitation of knowledge on drivers of emergence of the COVID‐19 in pets. dans Transboundary and Emerging Diseases

Bonne lecture


Avis commun de l'Académie Nationale de Médecine, l'Académie Nationale de Pharmacie et l'Académie des Sciences de France


Carte blanche: 269 pédiatres plaident pour une réouverture plus large des écoles

Parmi les signataires, on retrouve Georges Casimir de l'HUDERF et Vice-Président de l'Académie, ainsi qu'Étienne Sokal et Stephan Clément de Cléty des @Cliniques Univ. StLuc et membres de l'Académie

https://plus.lesoir.be/301747/article/2020-05-19/dans-une-carte-blanche-269-pediatres-plaident-pour-une-reouverture-plus-large


Nouvelle Séance publique de l'Académie le 23 mai 2020

LECTURE
Pr Miriam Cnop, (ULB), membre associée
Novel human induced pluripotent stem cell - beta cell models to study disease mechanisms in diabetes

LE PRINCIPE ANATOMO-CLINIQUE DE CHARCOT APPLIQUÉ AU COVID
Confrontation anatomopathologie-clinique d'autopsies aux Cliniques Universitaires Saint-Luc.
           Prs. E. Marbaix, pathologiste et L. Belkhir, infectiologue (UCL)

C Covid-19 et troubles de l'hémostase: à propos d’un cas autopsique
          Prs. P. Delvenne, pathologiste et C. Oury, Chef du laboratoire de cardiologie-GIGA (ULG)

Corrélations anatomo-cliniques post-mortem, conclusions préliminaires
          Prs. I. Salmon, pathologiste et J-L. Vincent, soins intensifs (ULB)


Belgian Pediatric COVID-19 Task Force

La Belgian Pediatric COVID-19 Task Force (en étroite relation avec Sciencano) a produit un ensemble de documents utiles et bien documentés mis à jour récemment. Vous le trouverez ici


Éric Rompen: Épidémie de Covid-19 et reprise de la pratique dentaire

Éric Rompen : Épidémie de Covid-19 et reprise de la pratique dentaire: quels challenges? Protocoles et solutions? Une contribution personnelle Vidéo de la présentation faite pour le webinaire de l'APAD (Association pour la Pratique de l'Art Dentaire) asbl le 29 avril


Jean-Louis Vincent & Jacques Créteur: Ethical aspects of the COVID-19 crisis

Article paru dans le European Heart Journal: Acute Cardiovascular Care 0(0) 1–5

Ethical aspects of the COVID-19 crisis: How to deal with an overwhelming shortage of acute beds


Carte blanche d'Alain De Wever: Pourquoi l’hôpital belge est-il en voie de bien résister à la pandémie et à ses conséquences?

Alain De Wever (professeur émérite à l’ULB, ancien médecin directeur des hôpitaux Brugmann et Erasme et membre de l’Académie de Médecine), Le Soir numérique 27/04/2020 à 11:31

Alain De Wever apporte son éclairage sur les raisons qui ont permis aux hôpitaux de s’adapter à la crise et fait une série de recommandations pour l’avenir



14 avril 20: Le conseil national de sécurité recommande comme l'Académie royale de Médecine le port généralisé des masques


Recommandation COVID-19: Le port de masques par la population en période de confinement et pendant le déconfinement*

Communiqué de presse

Une proportion importante de personnes atteintes de coronavirus ne présente pas de symptômes (« asymptomatiques ») et celles qui finissent par développer des symptômes (« pré-symptomatiques ») transmettent le virus à d'autres avant de présenter ces symptômes. Le virus se propage entre des personnes à proximité par l’émission de gouttelettes minuscules porteuses du virus lors de conversations, toux, ou éternuements. Il reste infectieux pendant plusieurs heures dans ces aérosols. Il est essentiel de souligner que le maintien d'une distance sociale de 2 mètres reste important pour ralentir la propagation du virus.

La carence actuelle en masques FFP2 doit inciter à la fabrication de plus de masques sans dénier une protection à la population.
Le masque est une barrière physique protectrice qui, en fonction des circonstances et de l’environnement, pourra assurer un niveau de protection plus ou moins absolu.

On peut distinguer 3 situations :

  1. En milieu hospitalier et dans les maisons de repos, le personnel de soins au contact des malades infectés et porteurs d’inoculum important de particules virales émises par gouttelettes ou aérosol. Le port d’un masque type FFP2 et FFP3 est une nécessité absolue. Il protège à 99%.
  2. En milieu hospitalier et dans les maisons de repos le personnel de soins en contact avec des personnes dont on ignore si elles sont porteuses ou non du COVID-19
    Il est impératif de porter un masque type chirurgical qui protégera le porteur du masque et la personne en face de lui. La protection est de 89% et il est essentiel qu’il soit bien porté car il y a un risque de fuite.
  3. Dans le public, et dans des circonstances de relation sociales extérieures à risque de contamination faible (transport en commun, activités récréatives, fréquentation de magasins, etc …), le port du masque dit « alternatif » est recommandé.


Les couvre-visages artisanaux en coton filtrent 70% des particules virales, une efficacité proche de celle des masques chirurgicaux (89%). Jusqu'à ce que des masques chirurgicaux soient disponibles en nombre suffisant, les masques en tissu (lavés une fois/j à 80°) sont un substitut efficace (1,2).

En conclusion, face à cette pandémie, la recherche d’évidences scientifiques absolues peut être l'ennemi d'une bonne politique (4,5). Les masques alternatifs (1,2,4) sont simples, bon marché et efficaces. L’Académie royale de Médecine de Belgique considère que leur port par les malades isolés et par la population lors des contacts potentiellement contagieux (travail, shopping, transports en commun) pourrait avoir un impact substantiel sur la transmission, sans trop altérer la vie sociale et économique, particulièrement dans le contexte du déconfinement à venir.

RECOMMANDATIONS NATIONALES ET INTERNATIONALES
1. Face masks for the public during the covid-19 crisis   BMJ 2020; 369  doi: https://doi.org/10.1136/bmj.m1435 (Published 09 April 2020)
2. What Are The Best Materials for Making DIY Masks? https://smartairfilters.com/en/blog/best-materials-make-diy-face-mask-virus/
3. Tutoriel pour fabriquer son masque soi-même du Center for Desease Control américain https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/prevent-getting-sick/diy-cloth-face-coverings.html
4. Communication du Conseil supérieur de la Santé et du Risk Assessment Group sur l’utilisation des masques (en français) https://epidemio.wiv-isp.be/ID/Documents/Covid19/COVID-19_RMG_Brief_MondMaskers_FR.pdf
5. Leung, N.H.L., Chu, D.K.W., Shiu, E.Y.C. et al. Respiratory virus shedding in exhaled breath and efficacy of face masks. Nat Med (2020). https://doi.org/10.1038/s41591-020-0843-2


*Le présent avis a été rédigé pour l’Académie royale de Médecine de Belgique par le Pr. Jacques Brotchi (ULB), Pr. Nathan Clumeck (CHU St-Pierre), Pr. Jacques Crommen (Président de l'Académie royale de Médecine de Belgique), Pr. Jean-Michel Foidart (Secrétaire perpétuel de l’Académie Royale de Médecine de Belgique).


Statement by the Board of FEAM: Protecting medical personnel from COVID-19

In a statement published today, the Board of the Federation of European Academies of Medicine (FEAM) joins its voice to call for the protection of the physical and mental health of medical workers in the frontline.

“If protection materials are available, good practice would be that hospitalized patients are treated as being potential COVID-19 infected on the ward and during investigations”, says FEAM President Professor George Griffin. The problem is that tests currently used to identify COVID-19 patients (RT-qPRC) search for the virus’ RNA genome. Because of this, the results of this test depend on whether the virus can be traced. A patient with COVID-19 can still get a negative result, for instance when the quantity of the virus is too low (which happens in some cases), or when the sample is not well-collected from the patient’ nose or throat.

“Medical personnel not well protected and feeling safe because of an initial negative (RT-qPCR) test in a patient can be at risk of contamination”. The same will happen with “other patients in the ward”, said Professor Stefan Constantinescu, who is also Vice-President of FEAM. This type of test is only useful at the time it is done and often needs to be repeated.

Also, because the test traces the virus, it cannot say if a person has had COVID-19 before. This is why antibody tests –which are based on the patients’ immune response—would be crucial to identify health care workers that are immune to COVID-19. However, such tests are still ongoing validation and approval.                                

The FEAM Board also emphasized the need to protect health workers’ mental health; many of them are working under extreme conditions and some are being forced to prioritize care for patients with the highest probability to survive. Potential harm to the mental health of medical workers will also have important repercussions for already strained healthcare systems in the near future.

The full statement can be accessed here.

Contact Information

Professor George Griffin
Department of Infectious Diseases and Medicine St. George’s University of London UK
Email:
george.griffin(at)feam.eu
Phone: +32 (0) 2 792 39 56

Professor Stefan Constantinescu
Université Catholique de Louvain
Email: 
stefan.constantinescu(at)bru.licr.org

For general enquiries
Dr Rosa Castro
FEAM Senior Scientific Policy Officer
Email:
rosa.castro(at)feam.eu
Phone: +32 (0) 2 792 39 56

About FEAM, The Federation of European Academies of Medicine

FEAM is the umbrella group of Academies of Medicine, Medical Sections of Academies of Sciences, and Academies of Pharmacy and Veterinarians.

FEAM promotes cooperation between national Academies and provides a platform to formulate their collective voice on matters concerning medicine, health and biomedical research with a European dimension. Its mission is to extend to the European authorities the advisory role that national Academies exercise in their own countries with the aim to improve the health, safety and wealth of European citizens.


Communiqué de la LUSS (fédération francophone des associations de patients et de proches et le porte-parole des usagers des services de santé)

8 avril: Communiqué de presse: Écoutons les patients! Agissons concrètement pour la santé!

et la lettre à la Ministre fédérale de la santé du 27 mars 2020


COVID-19 cases AUTOPSY by M Remmelink, I Salmon Erasme Hospital-ULB

  • 6 patients hospitalized at Erasme Hospital in the COVID units and who died between March 13 and March 27, 3 cases confirmed by  RT-PCR, 2 cases with positive CT-Scan and 1 case with negative RT-PCR and negative CT-Scan.
  • Main histological findings are in the lungs with acute lung injury (6/6 cases) hyaline membranes (4/6 cases), atypical pneumocytes but no viral inclusion.
  • We draw attention to the urgent need for antibodies anti SARS-Cov2  validated for immunohistochemistry on FFPE tissues, not only for research but also for clinical diagnosis.

RECOMMANDATIONS COVID-19 - Tri des patients

Communiqué de presse
Tri des patients: pas de soins disproportionnés, des critères éthiques et médicaux

Compte tenu de la vitesse à laquelle le virus Covid-19 (SARS-CoV-2) se propage, nous sommes confrontés à une situation exceptionnelle qui conduit à un afflux massif de patientes et de patients dans les hôpitaux de soins aigus. Dans une première phase, il est possible de remédier à cette situation par la limitation des interventions électives, le transfert de patients vers des unités de soins intermédiaires, l’extension des places de traitement avec des possibilités de ventilation ainsi que le renoncement aux options de traitement qui requièrent des effectifs importants.
Le rôle des médecins généralistes, a cet égard est crucial, comme rappelé dans la recommandation en annexe.

En cas de pénurie de ressources, des décisions de rationnement sont incontournables. La charge pesant sur le personnel médical est alors extrêmement élevée. Il est d’autant plus important que les mêmes critères éthiques d'admission et de maintien en soins intensifs soient appliqués dans l’ensemble du pays.

Les présentes directives de la Société Belge de Médecine Intensive, et l'article "Fair Allocation of Scarce Medical Resources in the Time of Covid-19" du NEJM de ce 23 mars 2020 et les recommandations parues ce 26 mars 2020 du Comité international de bioéthique de l’UNESCO (CIB) et de la Commission mondiale d’éthique des connaissances scientifiques et des technologies de l’UNESCO (COMEST) définissent cette base. 

(COMEST https://unesdoc.unesco.org/ark:/48223/pf0000373115)

L'Académie royale de Médecine conseille aux praticiens qui seraient confrontés à de tels choix de s’inspirer des recommandations éthiques décrites dans ces articles et de planifier, avec leurs Comités d’éthique locaux, des procédures adaptées, concertées et respectueuses.

 

Voir le communiqué de presse
Tri des patients: pas de soins disproportionnés, des critères éthiques et médicaux

 

 

 

 


Interventions d'Académiciens dans la presse