Académie royale de Médecine de Belgique

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Résumé Jean-François Beckers, invité, et Jules Derivaux, membre titulaire

(Séance du 29 octobre 1994)

 

MOLÉCULES DE LA FAMILLE DES PROTÈASES ASPARTIQUES DANS LE PLACENTA DES RUMINANTS : HORMONES OU PROTÉINES ?   

par J.-F. BECKERS, invité et R.M. ROBERTS, A.P. ZOLI, F. ECTORS (ULg), J. DERIVAUX, membre titulaire.  (Service de Physiologie de la reproduction – Faculté de Médecine vétérinaire de l’ULg).   

Le placenta des ruminants a la particularité de démontrer l’existence de cellules trophoblastiques binucléées, sièges de synthèses protéiques importantes, et d’une capacité de migration et de fusion avec les cellules épithéliales de l’endomètre.

Parmi les molécules synthétisées par ces cellules, nos recherches viennent d’identifier deux glycoprotéines de la famille des protéases aspartiques, inactives sur le plan enzymatique : la « pregnancy associated glycoprotein I » et la « pregnancy associated glycoprotéin II » (PAGI et PAGII).

La première (PAGI) est abondamment libérée dans le sang (compartiment) maternel, ce qui pourrait corroborer son inactivité sur le plan enzymatique.

La seconde (PAGII) n’est pas encore caractérisée entièrement mais sa propriété de liaison aux récepteurs à la lutropine (LH), avec une grande affinité, pourrait l’identifier à la molécule mise en évidence antérieurement sous le nom de : hormone chorionique gonadotrope bovine (bCG).

Une caractérisation plus complète de ces glycoprotéines (PAGI et PAGII) et de nouveaux membres éventuels (PAGIII…) devrait permettre de répondre à ces questions et plus particulièrement de fournir une explication au processus invasif du placenta.