logo_acad.gif (3286 octets)

 


ACADEMIE ROYALE DE MEDECINE DE BELGIQUE

Etablissement public fondé en 1841


Avis et recommandations | Avenir de la recherche clinique européenne | Echange électronique de données relatives à la santé | Enseignement de l'ostéopathie | Réduction de la durée des études de médecine | Soins diabétologiques | Psychothérapeute (Titre de -) | Homéopathie | Consommation de cannabis | Hadronthérapie | Code d'éthique de la recherche scientifique | Projet de plate-forme eHealth | Appareils médicaux dans les officines pharmaceutiques | Le "Numerus clausus" | Avis "soins oncologiques" | Avis "BeHealth" | Médecine du sommeil | Consommation excessive de sel | Risques liés à l'exposition solaire | Carence en iode en Belgique |
Problèmes de fin de vie | Le surpoids | La lutte contre le tabagisme | Consommation de DHEA | Relations entre médecins et entreprises pharmaceutiques | Dépistage du cancer du sein par mammographie en Belgique | Dangers liés à l'observation d'une éclipse solaire | Exercice de la profession d'accoucheuse | Création d'une Ecole doctorale en sciences médicales | Création et fonctionnement des "maisons de naissance" et/ou d'accouchement | Protection contre le danger des rayonnements ionisants | Thérapie par lumière polychromatique |

Avis concernant l'UTILISATION PAR DES NON-PRATICIENS D'UNE NOUVELLE FORME DE THERAPIE PAR LUMIERE POLYCHROMATIQUE


(Traduction en français de l'avis émis par la « Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België »)

Les deux Académies (A.R.M.B. – K.A.G.B.) ont formulé l'avis suivant concernant l'utilisation par des non-praticiens d'une nouvelle forme de thérapie par lumière polychromatique.

Un Avis a été demandé à notre Académie concernant l'utilisation par des non-praticiens d'une nouvelle forme de thérapie utilisant la lumière polychromatique. Il s'agit plus particulièrement de l'utilisation d'appareils à IPL (Intense Pulse Light) dont la lumière polychromatique hautement énergétique est employée dans les indications habituellement utilisées en médecine pour le traitement de diverses affections dermatologiques.

Cette forme de traitement est plus complexe que l'utilisation de la lumière monochromatique. Elle peut aussi entraîner des effets secondaires plus nombreux et de plus sévères.

L'Académie rappelle l'Avis émis le 27 mars 1999 concernant l'application de la thérapie par LASER, un avis qui fut par après encore renforcé. Dans cet Avis, il a été affirmé clairement que "La thérapie par LASER n'est pas simplement un traitement médical inoffensif et qu'il doit être exclusivement opéré par un médecin".

La question qui est maintenant posée concerne l'utilisation par des non-praticiens d'une forme de thérapie utilisant des sources de lumières plus complexes (IPL) dont les avantages et les inconvénients sont clairement démontrés dans la littérature scientifique. (1,2).

Ces appareils sont habituellement utilisés dans des applications déterminées, complémentaires à une thérapie par LASER mais leur utilisation exige une indication précise basée sur un diagnostic médical correct. L'utilisation d'IPL exige aussi une connaissance approfondie des effets de la lumière sur les cellules et les tissus et exige une formation spécifique des médecins.

Cette forme de thérapie n'est pas sans effets secondaires, bien que pour la plupart passagers. Des blessures définitives ont cependant été observées. Pour éviter autant faire se peut cette situation, une juste indication est requise ainsi qu'une connaissance précise des affections et de l'effet des IPL sur la peau et les tissus sous-cutanés.

L'Académie est d'avis que l'utilisation d'appareils à IPL doit être réservée aux médecins.

Références :

I. Greve B, Raulin C. Professional errors caused by lasers and intense pulsed light technology in dermatology and aesthetic medicine : preventive strategies and case studies. Dermatol. Surg. 2002; 28: 156-161.

2. Raulin C, Greve B, Grema H, IPL technology : a review. Lasers in surgery and Medicine 2003; 32: 78-87.

L'Avis a été rendu par une Commission Spéciale d'Avis de la « Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België », composée de MM. A. Kint, M. Bogaert et G. De Backer, qui s'est réunie le 28 janvier 2006.  La « Koninklijke Academie voor Geneeskunde van Belgie » a approuvé cet avis à la réunion du 25 février 2006.

Ce rapport a été approuvé par
 l’Académie Royale de Médecine de Belgique
 en sa séance du 2
9 avril 2006.

*
*     *