La Commission a souhaité à cette
occasion faire le point sur l’évolution du dossier des « pratiques non
conventionnelles » suite à la loi « dite Colla » du 23 avril 1999.
A ce jour ont été publiés des Arrêtés
royaux et Arrêtés ministériels relatifs à la reconnaissance
d’organisations professionnelles de patriciens d’une pratique non
conventionnelle. Aucune autre étape de la mise en application de la dite
loi Colla n’a été publiée.
En ce qui concerne le master
complémentaire en ostéopathie organisé par l’ULB, il est précisé
qu’actuellement y ont accès les titulaires d’un diplôme de Master en
sciences de la motricité (finalité ostéopathie) ; il s’agit donc
d’étudiants qui ont obtenu 300 crédits ECTS dans une formation en cinq
ans organisée par l’Institut des sciences de la motricité, en
collaboration avec la Faculté de Médecine ; le cursus des sciences de la
motricité est celui qui forme, comme orientation professionnelle
classique, les professeurs d’éducation physique ; la formation dont il
est question ici, en cinq ans, introduit dès le BAC 1 une option «
ostéopathie », qui devient de plus en plus importante qualitativement et
quantitativement tout au long du cursus ; en MAS 2, l’orientation est
spécifiquement une finalité « ostéopathie ». L’analyse du cursus fait
apparaître un enseignement structuré qui comprend les notions adéquates
sur les différents systèmes de l’homme normal, et en particulier de
l’appareil locomoteur. Le programme du master complémentaire renforce
cette formation. Selon les promoteurs du programme, les perspectives de
pratique clinique concernent la pathologie médicale et chirurgicale de
l’appareil locomoteur.
L’examen de ce cursus indique que la
formation proposée est satisfaisante si l’on envisage la sécurité des
patients et pour autant que la pratique se limite à la pathologie
de l’appareil locomoteur et que le diagnostic reste
réservé aux médecins.
Les diplômés du master en sciences de
la motricité (orientation ostéopathie) et du master complémentaire en
ostéopathie n’ont pas, dans l’état actuel de la législation, accès à la
pratique de l’Art de guérir en application de l’AR n° 78, ni à la
nomenclature des soins de santé.
La commission prend acte d’une
information selon laquelle des titulaires d’un master en kinésithérapie
(qui ont obtenu 240 ECTS au cours de leur cursus) pourraient être admis
à ce master complémentaire, moyennant une année préparatoire. Les
titulaires d’un master de médecin pourraient également avoir cet accès
sous la même condition.